Une cousette simplissime

Un article rapide pour ce dimanche placé sous le signe du Doliprane ! 🙂

La saga des livres Simplissime n’a pas pu vous échapper, d’autant plus si vous arpentez le rayon des livres de cuisine. Ces livres permettent de réaliser des recettes simples et savoureuses, « qui en jettent », avec un minimum d’ingrédients basiques. La clé du succès ? Un marketing intelligent : une recette par double-page, la photo de chaque ingrédient nécessaire, 3 ou 4 étapes max pour la réalisation de la recette. Si, au départ, j’étais dubitative, me voici aujourd’hui tout à fait convaincue ! Ces livres ont changé nos  dîners entre amis, nos dîners du quotidien (l’éternelle question « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? », c’est fini !) : nous en avons déjà 4 qui trônent dans la bibliothèque !

Mais pourquoi donc vous parler de ces livres de cuisine ?

Parce qu’à Noël, on m’a offert le livre Simplissime Couture. Au départ, j’étais un peu étonnée : ce livre me paraissait uniquement destiné aux couturières débutantes… A force de le feuilleter, j’ai changé d’avis. D’une part, il s’agit d’un recueil de petites cousettes simples, allant de la trousse au tablier, en passant par le poncho, la nappe ou le vide-poche… Bien sûr, on peut trouver plein de patrons de ce type sur Internet… Mais je trouve cela agréable d’avoir une sorte de « Bible » des basiques à coudre. D’autre part, Simplissime Couture est une mine d’idées pour écouler toutes nos petites chutes de tissus, dont on ne veut pas se séparer bien qu’elles nous encombrent ! De plus, on n’a pas toujours le temps, ni l’envie de se lancer dans de grands projets couture : ce livre nous donne quand même l’occasion de coudre des petites choses mignonnes, très rapidement. Enfin, ce livre s’adresse au plus grand nombre : pas forcément besoin d’avoir une machine à coudre pour faire des petites cousettes ! Voici un livre qui devrait faire naître de nouvelles passionnées de couture, non ?

Aujourd’hui, j’avais envie de coudre mais pas trop non plus… Flemme de décalquer un patron, flemme de sortir ma surjeteuse&co. Alors j’ai naturellement ouvert mon Simplissime Couture. J’ai réalisé des protège-cahiers avec des chutes de tissus : l’un est en tissu fleuri, l’autre en wax ! Une idée parfaite pour personnaliser des cahiers… et crâner un peu au bureau ! 😉 C’est un jeu d’enfants qu’il vous est d’ailleurs possible de réaliser sans machine à coudre.

p1030438

Alors, convaincues ? Prête à coudre de façon… simplisme ?! 😉

 

Publicités

A bas les chutes de tissus !

La guerre contre les chutes de tissus est déclarée ! Le haut bleu que je vous présente aujourd’hui en est un bon exemple.

Ce polyester bleu ? Vous ne rêvez pas, vous l’avez déjà vu. C’est dans ce tissu que j’avais cousu une combinaison l’été dernier (si vous voulez la voir ou la revoir, c’est ici !). J’apprécie vraiment cette couleur qui me donne de l’énergie et si j’ose dire « m’électrise » : ce n’est pas bleu électrique pour rien ! 😉 Pour rien au monde, je n’aurais jeté ce bout de tissu, malgré sa forme indescriptible… Une forme qui pourrait s’apparenter au lac Léman ? Oui, un peu.

Avec un morceau de tissu en dehors du cadre, il m’aurait été bien difficile de coudre un patron. C’est pourquoi j’ai décidé de dessiner mon propre patron à l’aide de mon buste et de papier quadrillé, sans vraiment savoir où j’allais. Je  souhaitais juste que ce haut ait une encolure en V sur le devant et dans le dos et des petites fronces, comme le montrent ces croquis. Vous verrez pourtant une version finale bien différente des intentions initiales. 

On ne va pas se mentir : j’ai vite été rattrapée par le manque de tissu… et cela se voit! Pour le dos, d’une part, j’ai été obligée de coudre deux pans de tissus ensemble. D’autre part, les enformes de l’encolure auraient dû être coupées dans un seul morceau : je vous confirme qu’il y en a bien deux pourtant. C’est un point négatif : avec un tissu épais, glissant et souple, l’enforme manque de tenue comme vous pourrez le voir sur les photos.

 

La couture de ce haut n’a pas été sans péripéties ! Il y a eu les enformes comme je vous le précisais plus haut. C’était sans compter le fiasco des pinces ! J’ai en effet voulu m’appliquer en bâtissant des pinces, ce qui a été facilité par mon buste. Une fois cousues, les pinces n’étaient plus si bien ajustées : j’ai préféré les supprimer plutôt que de me retrouver avec les pinces au-dessus du menton une fois cette cousette terminée. A mon avis, ceci est dû à un manque de tissu. Moralité, dans un patron, chaque centimètre compte vraiment ! Enfin, j’ai eu du mal à découper et coudre de façon égale et bien arrondie les emmanchures. Cela se voit plus de dos que de face.

Pas de difficultés particulières pour achever le travail. J’ai cousu un biais invisible pour soigner les finitions des emmanchures  : même si j’ai un peu bougé, je suis satisfaite du rendu ! Pour cacher les imperfections de mon col V, j’ai cousu des petits noeuds en gros grains gentiment légués par une collègue du bureau. Sans prétention aucune, je trouve que cela donne un petit côté « Claudie Pierlot » à l’ensemble.

Les photos ne sont pas terribles car faites « sur le pouce ». Mais elles donnent quand même une bonne idée de la version finale et … des imperfections ! 🙂 Le col V du dos a néanmoins été un peu rattrapé depuis : on a moins cet effet « bourrelet ».

Bref un petit haut pas parfait, mais qui fera bien l’affaire pour cet été ! Et en plus, j’ai « liquidé » une première chute de tissu : mission accomplie !

IMG_0132

IMG_0127

IMG_0126