Une jupe Nanna

Fin Novembre, je n’ai pas pu manquer ce rendez-vous bi-annuel : la braderie des Coupons St Pierre. Si je suis déjà fidèle au lieu, j’apprécie d’autant plus cet événement : plus que d’habitude (c’est dire !), c’est l’occasion de fouiller, retourner les tissus pour trouver LA petite pépite qui vous manquait… à un prix imbattable. Dans cet article, je ne vous dévoilerai pas toute ma pêche mais seulement ce tissu dingue…

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Ce tartan… comment dire ?? Un coup de foudre immédiat. J’ai pourtant hésité à le prendre car il ne faisait qu’un mètre de long.  Pour un coupon aux caractéristiques similaires, j’ai entendu une dame dire à sa fille qu’elle pourrait en faire une grosse écharpe. Mais ouiiii, pourquoi n’y avais-je pas pensé !  Atterrissage immédiat dans mon panier !

Le challenge a été ensuite de trouver LE projet qui pourrait s’adapter à ce style de motif , à ce lainage épais et surtout à ce métrage si limité. Vous vous douterez que mon premier réflexe a été d’ouvrir le livre Vestiaire Scandinave. Résultat : en avant pour une jupe NannaUn super modèle pour s’entraîner à réaliser des plis creux et poser une fermeture éclair. Puisse 2017 être l’année qui ne me fasse plus fuir les projets avec fermeture éclair ! 🙂 C’est un de mes souhaits les plus chers et un de mes points d’amélioration indiscutable.

La couture des plis s’est fait sans problème car le montage et la technique sont très clairement expliqués dans le livre : si on reporte bien les indications du patron sur le tissu, c’est presque un jeu d’enfants.

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On arrive très vite à l’étape fatidique de la pose de la fermeture éclair… Je change mon pied de biche, je me lance… et le résultat donne un fermeture éclair pas si invisible que cela. D’un côté, la couture était propre et très proche de la fermeture ; de l’autre, on voyait clairement que j’avais bougé. Le but étant de s’améliorer, j’ai choisi de tout découdre pour mieux faire. Ce n’est encore pas parfait mais on progresse !

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La couture de la ceinture a été compliquée : il m’a fallu forcer sur les côtés entourant la fermeture car j’avais trop d’épaisseur de tissu (malheureusement, pas de solution possible). C’est dommage parce que la couture n’est pas régulière et cela nuit à la finition  Dernière précision : j’ai ajouté une petite agrafe à la ceinture. Ce n’est pas préconisé par le patron mais je trouvais que cela « finirait » mieux la jupe. La photo ci-après est trompeuse car on a l’impression que le jupe est longue, dans un style jupe crayon : ce n’est pas le cas, elle arrive bien au-dessus du genou. p1030429

Une fois finie, je n’ai pas résisté à l’envie d’essayer ma petite jupe Nanna ! Et là drame !  Elle était trop petite ! J’étais si triste, dans l’incompréhension : les vêtements de ce livre taillent grands (voire trop grands) habituellement. Faisant plutôt un 40, j’avais expressément choisi de coudre un 38 pour être sûre que la jupe de soit pas trop grande. Quelle déception ! Pour la petite histoire, j’ai  décidé de l’offrir à Belle-Maman pour Noël… Et là… la jupe était trop petite !

Alors comme je ne veux pas que cette jupe reste dans le fond de mon placard, j’ai décidé de l’offrir via un tirage au sort sur ma page Facebook.

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Une veste Sara pour commencer 2017 !

Le 1er Janvier, c’est d’abord et avant tout les bons voeux ! Alors pour commencer, je vous souhaite une très belle année 2017, pleine de paillettes, d’agréables surprises et de jolis projets ! Et bien sûr, que celle-ci soit placée sous le signe d’une créativité toujours plus débordante !

Mais le 1er Janvier ne serait pas le 1er Janvier sans quelques résolutions. Une des miennes sera de réussir à poster plus régulièrement, soit au-moins un petit billet tous les quinze jours. J’ai tellement de retard dans mes publications que cette résolution devrait être assez facile à tenir en début d’année ! 🙂

Fin de la période festive : quoi de mieux que de vous présenter une veste en coton mélangé, avec une pointe de lurex doré ?

Cette veste, la veste Sara, est issue du livre Vestiaire scandinave. Mon livre « chouchou »… je pense que vous l’aurez remarqué. Jamais déçue par les modèles proposés et toujours bluffée par la simplicité d’exécution.

Au printemps dernier, j’avais cousu une veste Sara dans un jersey France Duval. Aujourd’hui je m’en sers comme veste d’appoint à la maison, le tissu ne vieillissant pas très bien après quelques lavages… Il bouloche déjà : décevant.

J’apprécie la forme de la veste Sara : classique et intemporelle avec son col rond et ses manches 3/4. C’est avec plaisir que je l’ai de nouveau cousue, cette fois-ci en suivant à la lettre le patron. En effet, pour ma première version, j’avais juste assemblé le jersey et ajouté du biais pour cacher les coutures intérieures. Pour cette version, j’ai fait « la totale » : passepoil + doublure ! J’ai choisi de la coudre dans un tissu assez épais, un mélange de coton façon tweed (mais ce n’est pas du vrai tweed), dans les tons de noir et bleu gris rehaussés de fils de lurex doré. Festif et mode à la fois : c’est parfait ! J’avais eu quelques hésitations concernant le passepoil : si au départ, j’avais flashé sur du passepoil doré, j’ai finalement préféré rester sobre en choisissant du passepoil noir.

Les étapes de la couture s’enchaînent parfaitement. L’assemblage des manches, la couture de la doublure sont un jeu d’enfants. Vraiment, je recommande ce modèle à celles qui voudraient se lancer pour la première fois dans la réalisation d’une veste. La seule étape qui peut paraître périlleuse concerne la couture du passepoil. Cela nécessite sans conteste un peu de minutie. Mais… J’ai eu de la chance car tout était en ordre quand j’ai retourné la doublure ! J’ai poussé un grand « ouf » de soulagement : découdre du passepoil cousu sur du tweed aurait été plus que fastidieux !

J’ai surtout rencontré des difficultés à terminer les manches : je dois avouer les avoir « bricolées ». Même si j’ai suivi à la lettre les explications du patron, j’ai eu du mal à bien prendre ensemble les trois éléments (doublure + passepoil + Tweed). Il y a eu une petite irrégularité que j’ai corrigée avec quelques petits points de couture à la main ! Comme le tissu est sombre, c’est du ni vu ni connu ! 🙂

Globalement, je suis satisfaite de  cette cousette : les finitions sont propres, la veste est agréable à porter. Je pense vraiment refaire ce patron qui est simple et rapide. La prochaine fois, cependant, j’allongerai certainement un peu les manches qui sont un poil trop courtes à mon goût. Mais bon, c’est un point de détail. Et ce tissu !! J’en suis totalement fan !! Il m’en reste pas mal car c’était un coupon de 3m : je ne sais pas encore  trop quel sort lui jeter. Patience est mère de sûreté !

Avec ce froid, je n’avais pas le courage de faire des photos dehors… C’est dommage car par conséquent, les photos ne rendent pas trop justice à la veste et au tissu… Je remercie néanmoins vivement mon photographe préféré qui a essayé de faire les meilleurs réglages possibles !

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Ma veste Sara, version cool

Hier, nous étions le 1er mai. J’espère que cette date marquera une nouvelle ère dans mes activités de couture. Je ne dirais pas que j’ai peu cousu ces derniers temps – même si cela ne serait pas totalement faux – mais plutôt que j’ai manqué d’organisation et de discipline. Depuis le début de l’année, des projets couture ont été entrepris, sur des coups de tête le plus souvent, au gré de la découverte d’un nouveau patron, d’un achat de tissu inattendu : une série de projets à marquer de l’étiquette « en cours ». Pas le courage de les terminer. Cela va changer, j’espère. Désormais, ma résolution est de ne rien entamer tant qu’une cousette en cours n’est pas terminée. Je veux m’y tenir, il faut que je m’y tienne ! D’autant qu’il n’y a rien de plus décourageant que de se remettre à travailler un projet qui « traîne ».

Aujourd’hui, je vous présente ma veste Sara, modèle tiré du Vestiaire Scandinave d’A. Benilan, Ed. Eyrolles. Ce n’est pas la première fois que je couds un des patrons proposés dans ce livre : j’avais réalisé le manteau Gerda au début de l’hiver, manteau qui me suit encore en ce début de printemps qui se fait bien attendre. Je ne peux que vous  recommander ce livre aux explications claires, limpides.

Initialement, ma veste Sara devait être réalisée dans un joli tweed déniché aux Coupons Saint-Pierre. J’ai finalement changé d’avis car je ne voulais pas d’une pièce trop hivernale. Parallèlement, j’avais vu chez Petit Bateau, une de mes marques favorites, une veste en jersey, décontractée, sans bouton ni fermeture éclair… Mais à un prix que je n’aurais pas mis pour du jersey et un modèle aussi simple ! 😉 Par chance, lors d’une commande via Ma Petite Mercerie, je m’étais laissée tenter par un jersey matelassé noir de France Duval Stalla, destiné à se transformer en perfecto. Les dimensions du coupon n’étaient pas assez grandes (oui, je le reconnais, je n’avais pas fait attention à la largeur du tissu). Bref, le tissu + le modèle en tête : tout se conjuguait bien. Un tissu parfait pour la saison, pour subvenir à l’air frais des soirées de cet été. Un modèle qui s’approchait bien de celui de la marque Petit Bateau.

En ce qui concerne la réalisation, j’ai tâtonné. D’abord, le patron propose de doubler la veste : c’est une étape que j’ai choisi de ne pas suivre car elle ne me paraissait pas nécessaire pour une veste en jersey. Ensuite, je voulais absolument utiliser  ma surjeteuse mais l’ensemble aurait été un peu triste et grossier : voir toutes les surpiqûres n’aurait pas été très joli ! Pour remédier à cela,  j’ai choisi de mettre du biais à tous les raccords de la veste pour ajouter un peu de couleur et de fantaisie. Une finition gansée ? En quelque sorte. Un biais rose à étoiles rouges m’avait séduite lors d’une virée au marché St Pierre : cependant, mixé à du jersey, on aurait pu dire que cette veste était l’accessoire so chic d’une pyjama party !

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Alors j’ai décousu le peu que j’avais commencé à coudre (quoique, ne pas minimiser cette tâche… c’était long !) et ai recommencé avec un biais multicolore. La couture du biais a été assez fastidieuse, je dois le reconnaître… Cela n’a pas été ma partie préférée ! Pas facile de coudre droit du biais sur un jersey qui glisse lorsqu’on pique. J’ai fait de mon mieux ; comme le tissu est noir, cela minimise aussi les possibles imperfections.

Finalement, cette veste Sara est à la hauteur de ce que je souhaitais : une petite veste d’appoint, simple, cool.

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